EN UN MOT 2007

En un mot

NK cover album En un mot

A la fois

Faudrait que j’ trouve quelque chose,
Que je me fasse original…
Faudrait que je tente, que j’ose
Des trucs qui feraient qu’on en parle au journal
Des mots qui allument au lance-flammes,
Mais pas trop provoc’ pour le prime …
Faudrait que j’ raconte ma vie,
Mais surtout pas celle que je traîne,
Plutôt celle qui ferait envie
Dans les hebdomadaires à la petite semaine
Faudrait que je choque mais que j’ rassure,
Que j’exagère sans démesure,
Que j’ devienne
REF.
A la fois Juste celui qu’on veut que je sois
Et à la fois
Celui qu’on n’attendait vraiment pas
C’est vrai qu’aujourd’hui pour plaire
Tout dire ça ne suffit pas,
Faut dire tout et son contraire à la fois
Faudrait que je me distingue,
Complètement différent…mais pas trop
Juste ce qu’il faut de dingue
Pour ne négliger aucun créneau
Que l’annonceur me remercie
De mettre un bémol à mes cris
Que j’ devienne
REF.
A la fois Juste celui qu’on veut que je sois
Et à la fois
Celui qu’on n’attendait vraiment pas
C’est vrai qu’aujourd’hui pour plaire
Tout faire ça ne suffit pas,
Faut faire tout et son contraire à la fois
Bridge
Que je me permette tous les excès
Mais que ça reste de bon ton
Suffira que la forme sonne vrai
Même si tout est faux dans le fond

J’pourrais…

Tu penses
Qu’il suffira d’une page
Tournée Pour rayer ton image
Tu penses
Qu’on change de rêve comme de rivage
Un autre ticket pour un autre voyage
Tu jures
Que ton amitié vaut mieux
Que tes lèvres
Qui s’attarderaient un peu
Tu jures
Que tu me donnes bien plus qu’à ceux
Qui s’en voudront de s’être cru heureux
REF.
Je pourrais tracer des mots
A en épuiser l’écho
Mais ils ne sauraient même pas
Te promettre à mes bras
Tu dis
Que sûrement tant de regrets T’attendent
Alors que moi, j’oublierai
Tu dis
Vouloir m’aider, vouloir oui mais
Si tu es trop loin, pourquoi rester si près?
BRIDGE
Ne plus me mentir, m’en tirer
M’en tenir à ne plus m’entêter
Brûler ce qui m’a enflammé
Ne même plus savoir qui j’ai oublié

L’homme de demain

Je suis en avance sur tout
Ou bien tout est en retard
Le passé déjà mis au clou
Les rêves sont une vieille histoire
Les prières, je les laisse aux fous,
Aux intoxiqués de l’espoir
Nul Dieu pour tourner ma roue
Trop lourde pour un tel vieillard
J’ai tout truqué sans détour
Pour éviter les pourquoi
Il y a longtemps que je suis sourd
A toutes les sirènes de la foi
REF.
Plus d’envie, plus de besoin,
Je suis l’homme de demain
Je n’aime que moi
Plus personne à qui tenir,
Je suis vision d’avenir
Je suis le roi
Abolis l’été et ses couleurs
Les cadeaux du climat
Jamais de décor enchanteur
Je me conserve dans le froid
Vous voyagez, moi, le monde entier
Je le connais sans même m’y rendre
Je le programme sur mon clavier
Je le soumets, je l’engendre
Mon coeur à force de se cacher
En a presque oublié qu’il bat
L’amour qui vous tient attachés,
Un lien de plus dont je ne veux pas
BRIDGE
J’ai appris à me méfier
De moi-même jusqu’à me haïr
Car je suis bien le dernier
Qui puisse encore me trahir
A l’abri derrière mes grilles
Même le jour ne peut m’atteindre
Mais au moins quand rien ne brille
Rien ne peut s’éteindre

En un mot

En un mot comme en cent,
Mais commençant par quoi ?
Te dire que j’me sens finissant,
Que j’me sens fini sans toi
J’ai rassemblé ce que je ressens
Et que j’ignore comment taire
Je sais bien que je suis juste un des cent
Parmi ceux qui cherchent à te plaire
Un des nombrables improbables à tes côtés
Un parmi tant d’inexistants à t’écouter
REF.
Je suis qu’une ombre, tu vois,
Juste un reflet qui ne tient que par ton éclat
Je suis qu’une ombre, tu vois pas
Comme je suis invisible dès que je ne brille plus de toi ?
En un mot que vers toi je tends,
Jetant comme un sort
A tous ceux que je laisse en blanc
Et semblant toujours se taire à tort
Indéchiffrables vocables pourtant sensés
Des mots qui disent tant mais trop distants pour t’emporter
Je cherche ma vie
Je cherche ma vie
Il paraît que c’est tard à mon âge à ce qu’on dit
Je cherche ma vie Comment reconnaître sa voix dans ce bruit,
Ne pas confondre avec celle d’autrui?
Je cherche ma vie
Dès que je m’en approche je la vois qui s’enfuit
Je cherche ma vie
Sûr qu’elle me ressemble mais je change aussi
Celle d’hier n’est qu’une ombre aujourd’hui
REF
Je cherche ma vie
Pour savoir
Pour donner une chance à mon histoire
Je cherche sans répit
Je cherche ma vie
Elle seule me dira qui je suis
(Je les essaierai toutes s’il le faut
Jusqu’à trouver la vie qui collera à ma peau)
Je cherche ma vie
J’ai beau lui jurer qu’on serait les meilleurs amis
Je cherche ma vie
Mais elle garde ses distances, elle se méfie
Elle me trouve pas génial, trop petit
REF
Je cherche ma vie
C’est la dernière fois que je l’avertis
Je cherche ma vie
Si elle n’est pas là dans l’heure qui suit
Je la laisse finir toute seule vieille fille…

Passer son tour

On a des rêves d’enfance au fond de nos tiroirs Mais la poussière du temps les efface, Brouille à jamais leurs traces   On a tant de lumière au bout de nos espoirs Mais la route fait si peur qu’on reste dans le noir     REF.        On passe son temps A passer son tour A n’être qu’un passant Dans les rues de ses propres jours   On passe la main On passe les envies sous silence On passe son chemin On passe pour quoi quand on y pense?     On rêve d’une seconde vie sans vivre la première On parle de s’envoler à tire-d’aile Sans voir qu’on a déjà le ciel   On s’en remet au temps pour trouver force en soi Mais à force de temps on ne s’en remet pas

Nouveau jour

Un nouveau jour, une nouvelle chance encore qui se lève Eclaboussée d’à peine quelques éclats froissés de rêve   Saisir toutes ses forces S’armer même de celles qu’on n’a pas Que le sort se désamorce D’être trop pétri de nos doigts, sous nos doigts     REF.        Fini le temps des mauvais jours Comme oublié à double tour Les chansons tristes iront pleurer ailleurs Un nouveau jour sans accord mineur     Un nouveau jour, plus loin que là où nos yeux peuvent nous porter Eclaboussé de lumière, imprimé d’éternité   Et même si ce monde chavire Redresser le cap, apprivoiser l’avenir Et si tout tenait debout, Et si tout ne tenait qu’à nous, plus qu’à nous?     REF.        Fini le temps des mauvais jours Comme oublié à double tour Les chansons tristes iront pleurer ailleurs Finis les jours de mauvais temps Comme oubliés au premier tournant Les chansons tristes auront usé leurs pleurs Un nouveau jour sans accord mineur

Pas de quoi

Ne rien faire, se laisser guider Par tout ce que les hasards sauront imaginer   Pas de plan, pas de planning compliqué Puisque tout est écrit, juste déchiffrer   Ne plus être au courant, juste lâcher prise Oublier le noir le blanc, garder ce qui nous grise   Même plus partisan du moindre effort Savoir ce qu’on veut, quelquefois c’est trop encore     REF.        Pas de quoi se poser des questions Tu les passes en boucle et tu tournes en rond En attendant, t’éloignes l’inattendu En espérant, l’inespéré ne viendra plus Pas de quoi se poser des questions T’as beau les secouer, les réponses restent au fond Sans promesse jamais rien n’est parjure Sans certitude, jamais rien n’est moins sûr     Sans crier gare Prendre le premier train Qui s’envole pour quelque part, Qui accroche le lointain   Eclipser tous les repères comme on perd l’équilibre Et faire enfin la lumière sur ce que c’est qu’être libre   Se faire invisible pour ne pas être mal vu, Sourd pour ne pas être cible de tous les malentendus   REF.   Bridge                     Juste pour que l’été s’attarde Et que même la grisaille se farde Rafraîchir un peu les questions brûlantes Monter le son des lendemains qui chantent

Si une chanson pouvait Changer un peu le monde, On l’aurait écrite cent fois   Tous les murs du son porteraient Toujours plus profondes Les marques du feu de sa voix   Mais la vie se fout des refrains Et nos rimes ne riment à rien, plus à rien     REF.        Juste une chanson pour dire peut-être Une chanson sans rien promettre Sans rien changer, ne plus rien reconnaître Pour oublier l’espace de quelques mots Les lendemains inconnus qu’on ne connaît que trop     Si une chanson pouvait Tirer une ligne d’horizon Pour qu’on y marche comme sur un fil   Si une chanson savait Tirer un trait sur nos prisons Et faire que le décor défile   Juste quelques notes qui s’élancent Pour faire taire le silence, plus de silence     REF.        Juste une chanson sans trop rêver Une chanson sans y penser Un air de rien, un souffle inachevé Pour oublier qu’on n’est que de passage Et faire plier le ciel, l’emmener en voyage

Pour mieux voir Je barricade mes paupières Dans le noir Tout m’apparaît bien plus clair   Je vois des choses Qui ne s’inventent pas Des vies en rose Je suis malade, c’est peut-être ça   Je coupe l’image Et telle est ma vision Ne reste que la rage Qui me pousse à pousser le son   REF.        Je veux y aller un peu fort Que les voisins crient Faire trembler le décor Que les voisins prient En faire un peu trop encore Que les voisins montent Me faire taire avant l’aurore Ca, faut pas que les voisins y comptent   Pour mieux voir J’éteins les repères Je m’égare Sans égard pour la lumière   Je vois des choses Qui ne s’écoutent pas tout bas Des vers de prose Qui soûlent ceux qui n’y goûtent pas   Je coupe l’image Pour couper court aux discussions Tout n’est que bavardage Si ce n’est porté sur partition